Dimitri GUÉRIN, agriculteur
Dimitri GUÉRIN, agriculteur

Portraits

Dimitri GUÉRIN

Dimitri GUÉRIN est agriculteur à la ferme du Bigna

Publié le

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Je suis producteur de porcs et de volailles bio plein air en vente directe, avec transformation à la ferme sur une exploitation d’environ 40 hectares cultivables. Nous sommes 3 sur la ferme du Bigna, chacun sur des productions indépendantes. Nous sommes autonomes, autant pour la nourriture des animaux (céréales, broyage) qu’au niveau du chauffage. Ce partage des terres permet une mutualisation des compétences, mais aussi des outils, parcelles ou encore des idées. On essaye de faire quelque chose de concret ensemble en empruntant une voie qui nous paraît logique à chacun de nous.
Les produits transformés sont commercialisés en vente directe à l’exploitation, mais également auprès de restaurateurs, d’AMAP – Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, d’épicerie fine. Je sous-traite la mise en bocaux des produits auprès d’un ESAT - Établissement et Service d’Aide par le Travail.

Pourquoi vous êtes-vous installé sur le territoire ?

Je suis originaire de St-Vran et j’ai fait mes études à Rennes. J’ai suivi divers cursus : marketing, TIC – Techniques de l’Information et de la Communication, sciences de l’éducation en terminant par un master de recherche, éducation et didactique. Ma compagne est originaire de Plessala, et c’est sur ces terres du patrimoine familial que j’ai décidé de créer mon propre projet. Un projet qui ait du sens, en accord avec mon sens moral.

Vous avez bénéficié de l’aide en 2017. Comment avez-vous perçu l’accompagnement de la collectivité ?
L’accueil a été très positif. Recevoir cette aide était important. Cela démontrait qu’on croyait en mon projet. J’ai beaucoup de contacts avec les élus locaux sur les projets au quotidien. Et concrètement cette aide à l’installation m’a permis d’investir dans l’exploitation pour du matériel d’étiquetage et de conditionnement sous vide.

Quelles évolutions avez-vous pu constater dans votre production au fil des années ?

Ce sont plutôt des problématiques que j’ai pu rencontrer et qui ont finalement ouvert d’autres opportunités. N’étant pas du milieu, et faisant quelque chose qui n’était pas beaucoup fait, du moins de manière intégrale comme ici, je me suis rendu compte qu’il y avait certaines choses auxquelles je n’avais pas pensé. C’est en ayant un pied dedans qu’on trouve des solutions et c’est alors qu’on apporte une valeur ajoutée sur nos produits, ou sur notre travail. On rencontre des besoins en investissement qui n’étaient pas prévus.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite s’installer ?

D’y croire. De sortir des schémas institués et de penser par soi-même.

Comment voyez-vous l’évolution de l’activité en milieu agricole pour les années à venir ?

J’ai beaucoup d’espoir. J’espère que les choses vont évoluer vers une agriculture plus écologique, plus axée sur la biodiversité. Et que les réflexions soient menées sur le long terme. La crise sanitaire a également eu cet effet-là, renforcer l’idée que j’étais dans le vrai dans ma façon de procéder. Les modes de consommation changent.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ?

La pluridisciplinarité. Il faut être chef d’entreprise, agronome, commercial, transformateur... Il faut être un peu tout. Il faut aussi avoir un regard sur la société. Trouver le juste milieu entre ce que veut la société et ce qu’il est réaliste de faire, afin que tout le monde s’y retrouve. Je ne dépends de personne.

Quels sont vos projets ?

Pérenniser la ferme. Inciter d’autres personnes à croire en leur projet, à s’installer. J’espère aussi pouvoir créer de l’emploi et ainsi pouvoir garder du temps pour moi et ma famille. Trouver le bon équilibre.

 

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