Julien LE MAUFF, agriculteur
Julien LE MAUFF, agriculteur

Portraits

Julien LE MAUFF

Interview de julien LE MAUFF, agriculteur à Merléac

Publié le

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Je me suis installé en 2011 en individuel en production laitière et céréales. En 2015, mon frère a racheté l’exploitation où nous sommes actuellement. Nous avons regroupé nos 2 exploitations avec celle de mon père qui approchait de la retraite. Nous avons aujourd’hui 150 vaches laitières. Nous faisons également de la poulette future pondeuse, que nous élevons jusqu’à 18 semaines avant qu’elles partent en élevage. Nous exploitons une surface de 200 hectares, avec mon frère et nos 2 salariés.

Pourquoi vous êtes-vous installé sur le territoire ?

Je suis originaire de Merléac. J’ai toujours eu le souhait de m’installer et c’est donc tout naturellement que cela s’est fait sur la commune. De plus, l’emplacement est idéal, nous sommes proche du barrage de Bosméléac. Travailler avec ces paysages dégagés et cet environnement est un plaisir au quotidien.

Vous êtes le premier à avoir bénéficié de cette aide en 2011. Comment avez-vous perçu l’accompagnement de la collectivité ?

Il a été très intéressant à l’époque de participer à la mise en place de cette aide qui a été un sacré coup de pouce d’autant que ce n’était pas prévu car le dispositif débutait. Mon frère Mathieu en a également bénéficié en 2015.

Quelles évolutions avez-vous pu constater dans votre production au fil des années ?

Le fait d’avoir regroupé 3 exploitations a déjà en soi remis en cause l’outil car les bâtiments n’étaient pas adaptés. Ça a donc été l’occasion de restructurer l’installation. Le nouveau bâtiment a été mis en route en 2016. L’exploitation est donc aujourd’hui divisée en 3 îlots : l’un accueille les génisses pleines, l’autre les vaches laitières et le dernier les volailles. Les évolutions se mesurent donc autant en termes d’outils que d’organisation du travail.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite s’installer ?

De bien mesurer la charge de travail notamment par rapport à la vie privée. C’est une implication très forte. J’ai fait cinq années seul. Je ne le regrette pas. Mais il est certain que le fait de travailler à plusieurs améliore la qualité de vie.

Comment voyez-vous l’évolution de l’activité en milieu agricole pour les années à venir ?

Il est important de savoir s‘adapter pour répondre au mieux aux besoins de la société. Faire connaître notre quotidien est primordial également pour apporter un regard plus compréhensif sur notre métier. J’entends par là la compréhension des riverains, notamment extérieurs au territoire, sur le métier d’agriculteur et ce que ça implique au quotidien. L’accès à l’information comme nous la connaissons aujourd’hui, démocratise les connaissances. C’est un atout à bien des niveaux mais parfois, cela incite à avoir un avis sur tout, d’où l’importance de valoriser nos pratiques.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ?

Être en extérieur. Travailler avec les animaux. Se sentir proche de la terre, de la nature. D’avoir le sentiment de faire les choses sérieusement. Nous avons une agriculture qui est reconnue au niveau international et de participer à cela est une fierté, même si notre travail n’est pas encore assez valorisé.

Quels sont vos projets ?

Le plus abouti dont je peux vous parler est le passage de l’élevage de poulettes en bio, avec l’accès à un parcours extérieur et l’amélioration du bien-être des animaux. ■