Michèle, Claude et Daniel FROSIO de Précision Mécanique Armorique, à Illifaut
Michèle, Claude et Daniel FROSIO de Précision Mécanique Armorique, à Illifaut

Portraits

PMA Illifaut, un savoir-faire familial

Rencontre avec la fratrie FROSIO, qui est à la tête de l'entreprise familiale depuis 35 ans. PMA signifie Précision Mécanique Armoricaine : spécialiste de l'usinage de pièces mécaniques au service des entreprises du Grand Ouest basé sur la commune d'Illifaut. Un savoir-faire qui se transmet de génération en génération.

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Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

L'entreprise a été créée en 1962 par Jacques et Henriette FROSIO, nos parents. Après leur départ à la retraite en 1989, nous avons repris l'entreprise, avec ma sœur et mon frère. Chacun son domaine de compétences. Moi, Daniel, suis en charge des devis, de la relation clients et du planning des salariés. Mon frère Claude est en charge de la partie technique : fraisage et programmation électro-érosion à fil. Quant à Michèle, elle gère toute la partie administrative, incluant la comptabilité et les ressources humaines. Nous fabriquons, avec notre équipe composée de 10 salariés, de l'outillage de précision (matrice de découpe, moules, en alu et acier…), principalement pour le secteur automobile mais également pour l'agroalimentaire. Nous travaillons à partir de fichiers informatiques fournis par nos clients.

Comment se passe votre activité depuis 2 ans ? La crise sanitaire a-t-elle eu un impact ?

Oui, nous connaissons une chute de notre chiffre d'affaires. Nous travaillons beaucoup avec l'industrie automobile, qui connaît elle-même des difficultés suite à l'approvisionnement de pièces électroniques. Et puis, nos donneurs d’ordres doivent faire face à la concurrence étrangère, cela se répercute indubitablement sur notre activité. C’est une période compliquée.

C'est un savoir-faire particulier. Vous êtes beaucoup à faire ce métier en Bretagne ?

Le métier de tourneur-fraiseur est répandu, oui. Mais pour ce qui est de l'outillage de précision, nous sommes peu en Bretagne.

Vous faites principalement des pièces mécaniques. Vous arrive-t-il d'avoir des demandes plus particulières ? Qui sortent de l'ordinaire ?

Oui, parfois. Les demandes peuvent être variées. Nous avons eu la demande d'un dentiste équin pour réaliser un pignon pour meuleuse, afin que le manche de la fraise permette un accès aisé à la mâchoire du cheval.
C'est une histoire de famille. Vous avez repris l'entreprise après votre père. Comment s'est passée la transmission ?
Très très bien. Nos parents nous ont toujours soutenus et ils ont toujours été présents. Ils nous ont vraiment accompagnés à nos débuts. Nous sommes fiers d'eux. Après l'entreprise s'est forcément développée avec l'évolution des technologies… Aujourd'hui, elle n'est pas valorisée comme elle l'était autrefois.

C'est un secteur particulier, comment cela se passe-t-il au niveau des recrutements ?

Ce n'est pas toujours évident. Les personnes en recherche d'emploi peuvent bien entendu nous faire parvenir des candidatures spontanées.

Quelle formation est nécessaire pour intégrer votre équipe ?

Les écoles préparent aux métiers de la métallurgie, le bac pro TU (technicien d’usinage) ou TO (technicien d’outillage) suivi du BTS afin de devenir fraiseur ou tourneur sur machine conventionnelle ou à commande numérique. Nous avons actuellement des salariés qui ont fait des reconversions professionnelles en suivant des formation dispensées notamment par l’AFPA de Lorient. Certains étaient boulanger, cuisinier, menuisier…

Quels sont vos projets ?

Nous souhaitons tout d'abord diversifier notre activité en proposant nos services à d'autres secteurs d'activités. Nous sommes prêts à investir du temps sur des projets différents, afin d'aider les entreprises à développer leurs projets de constructions mécaniques. Nous allons également investir dans un centre d’usinage 5 axes et pour cela, nous allons agrandir nos locaux. Notre atout ? Des délais courts, le respect des plannings et un savoir-faire français.

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