Sophie VOLARD, agricultrice
Sophie VOLARD, agricultrice

Portraits

Sophie VOLARD

Le potager de Sophie

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Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Je fais du maraîchage diversifié en agriculture bio sur 2 parcelles de 3,7 hectares au total. Pour le moment, j’exploite 1,2 hectares. J’ai 3 serres qui représentent 1 000 m² de surface sous abri. Je fais de la vente directe aux particuliers. Je livre également des paniers sur Loudéac le jeudi, des restaurants ou magasin bio et fais partie du groupement Té commissions.

Pourquoi vous êtes-vous installée sur le territoire ?

J’ai été salariée de ferme maraîchage durant six années. Avant cela, j’étais ingénieur agricole, puis conseillère agricole. J’ai aussi travaillé sur la reconquête de l’eau. Je vis sur Ménéac, qui est juste à 2 km de la ferme. J’aime le territoire, on s’y plaît bien. Et j’ai eu l’opportunité il y a un an et demi de reprendre cette ferme, alors je l’ai saisie. C’était maintenant ou jamais.

Vous avez bénéficié de l’aide en 2020. Comment avez-vous perçu l’accompagnement de la collectivité ?

Comme j’avais plus de 40 ans, j’avais le droit à peu d’aides. J’ai uniquement pu percevoir une aide du conseil régional et une de Loudéac communauté. Donc forcément, pour moi, c’était du positif. Perçue après mon installation, cette aide m’a permis d’avoir une avance de trésorerie pour commencer mon activité.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite s’installer ?

D’aller voir plein de fermes. De discuter de son projet pour faire des choix. C’est très important d’échanger sur son projet. Il faut également se fixer des objectifs : sur le temps de travail, avoir conscience de la difficulté physique du travail. Et c’est également primordial d’acquérir de l’expérience avant de s’installer.

Comment voyez-vous l’évolution de l’activité en milieu agricole pour les années à venir ?

Concernant l’évolution, je ne parlerais que de l’évolution de mon activité propre. Il faut faire preuve de beaucoup d’anticipation et de planification. En m’installant en mai l’année dernière, il y a beaucoup de légumes que je n’ai pas pu faire. Concernant l’évolution, j’aimerais pouvoir embaucher un salarié sur un temps partiel annualisé. Je suis très sollicitée pour des stages depuis la création de la ferme. Et actuellement, j’ai 2 stagiaires qui viennent le mardi. C’est une vraie plus-value pour moi. Cela me permet de faire des tâches qu’il est difficile de mener lorsqu’on est seule, mais également de partager mon amour du maraîchage.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ?

L’indépendance. J’aime le maraîchage. Semer. Voir que ça lève. Récolter. Les légumes, je trouve ça beau. Et chaque semaine, j’ai des retours des paniers avec par exemple des photos de plats préparés avec mes produits. Je sais à quoi sert mon travail. Je propose une offre de légumes de qualité et bons.

Quels sont vos projets ?

Faire que ça marche et continuer à aimer ça.

 

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